Archive for février, 2009

Bussang sous la neige

Posted in Naturalisme, Promenade on février 22nd, 2009 by Saïmonn

En ce beau dimanche 14 février, le soleil s’est décidé à pointer le bout de son nez sur nos belles montagnes vosgiennes, vêtues de leur blanc manteau neigeux.

Feub et moi-même avons donc eu l’idée de filer en direction de Bussang, tout d’abord du coté de Larcenaire, pour ensuite changer de versant et escalader la montagne menant à la statue de Sainte Barbe, empruntant alors les chemins de Meuselotte, chemins qui ont bercé mon enfance de Bussenet.

Depuis une dizaine d’années, le paysage a bien changé. L’immense colonie qui se trouvait juste en face de Sainte Barbe a été démolie, je regrette aujourd’hui de ne pas pouvoir y faire une petite visite photographique, et il en va de même pour l’ancienne station d’embouteillage de l’Eau de Bussang, qui se trouvait au bord de l’étang des sources. Il ne reste maintenant plus que quelques ruines (le tunnel menant à la source et un autre petit bâtiment).

Le versant de Larcenaire a également subit quelques métamorphoses, avec la rénovation du centre de vacances de Larcenaire. Anciennement propriété des PTT, il est maintenant détenu par Azureva qui en a profité pour rénover les anciens bâtiments IBM (à l’exception d’un) situés un peu en contrebas des pistes de ski.

Pour voir les quelques photos ayant survécues à une sévère séléction…c’est par ici.

(Ma mémoire me fait parfois défaut, donc si vous souhaitez me corriger au sujet du passé de Bussang, n’hésitez pas à poser un commentaires ou me mailer)

Promenade matinale dans la Meuse

Posted in Naturalisme, Promenade on février 4th, 2009 by Saïmonn

Bon, on dirait que j’arrive à peu près à tenir le rythme dans mes publications d’articles…pourvu que ça dure, je croise les doigts.

Donc, aujourd’hui, la nature est à l’honneur avec le résumé (et les photos…) de ma sortie photo dominicale dans, j’ai nommé, la Forêt de la Reine.

Bien, situons déjà l’action : la forêt de la Reine est une réserve naturelle se trouvant en Meuse (en Lorraine, en France…ah, prenez une carte sinon), au Sud de la plaine de la Woëvre. En gros, c’est au Nord-Est de Nancy, un peu en-dessous de cette immense masse d’eau artificielle qu’est le lac de Madine. Cette forêt est réputée pour ses multiples étangs, permettant ainsi aux amateurs de naturalisme d’y observer une faune et une flore forestière et lacustre assez riche.

Bon, en ce qui me concerne, je n’ai exploré que les abords Nord de cette forêt, et encore, un petit bout, celui de l’étang de Blonnaux. Je me réserve pour plus tard une exploration plus en profondeur de ces bois. En effet, le soleil se levant encore tard en cette période de l’année, il était un peu compliqué de m’aventurer dans la forêt de nuit, seul, sans expérience, et par ce froid (quel vent il y avait mes amis…).

Levé 5h30 donc, le temps de prendre un petit déj histoire de ne pas subir la fringale au milieu des bois, et c’est parti pour a peu près une heure de route jusqu’à Raulecourt. Arrivé à 6h30 donc, et là…ben y fait encore nuit…et même si le K20D gère bien les hautes sensibilités, quand il fait noir…il fait noir. Je ne me laisse pas démonter d’un poil et décide de préparer mon matos, je monte donc le 70-300, harnache tout mon paquetage (façon de parler…je n’avais qu’un sac) et finalement j’écoute France bleue en attendant d’avoir un peu de lumière pour pouvoir commencer mon périple. 30 minutes plus tard, me voilà tout guilleret, arpentant le chemin menant à la forêt.

Au bout d’un quart d’heure de marche, je tombe sur un étang gelé de taille moyenne que je ne quitterai plus de la matinée. Au bout de quinze minutes supplémentaires tout s’enchaîne : j’aperçois une mouvement furtif sur l’étang…un frisson me parcourt…mais oui ! c’est bien un renard entrain de musarder sur la glace, le long des berges, au même moment commence au dessus de ma tête le long défilé des grues cendrées, défilé qui ne cessera pas de la matinée, et c’est par dizaines, voire même par centaines (en exagérant un peu) que celles-ci passent sous mes yeux…

…mince, le renard, je l’avais oublié celui-là…je regarde à nouveau dans la direction où je l’avais aperçu…disparut. Tiens, non ?! celui-ci s’approche de moi en empruntant le chemin glissant de l’étang gelé, et finalement disparaîtra derrière les fourrées. Je croiserai à nouveau le goupil en fin de matinée, près de la où j’avais commencé ma promenade.

Je continuerai mon chemin aux alentours de l’étang et ferai la rencontre, à mon plus grand bonheur, d’une troupe de chevreuils fuyant les chasseurs qui sévissaient dans les parages. Je tenterai de m’en approcher discrètement, mais en vain.

Au bout de plus de 3 heures de marche dans le froid et le vent, je rentrerai chez moi, la tête et la carte SD pleines de souvenirs. Bon, avec ça je me suis ramassé un petit bonus qui m’a cloué au lit pendant deux jours (vraiment froid le vent !), mais ça en valait le coup…

– Pour les curieux, les photos des Grus grus, Vulpes vulpes et autres Capreolus capreolus sont là –

(Merci à Alex pour avoir corrigé mes erreurs de débutant avant que tout le monde ne les remarques)